Cap au nord, direction Chiang Mai et un trek dans la jungle

Vite, vite, vite, il est temps de quitter la bruyante et gigantesque Bangkok et aller reprendre une bouffée d’air pur dans les montagnes du nord du pays et plus précisément à Chiang Mai.
Nous sommes tout excités car nous allons à nouveau pouvoir voyager en train et on adore ça! Direction la gare de Bangkok pour embarquer vers 20h. Au programme, petits grignotages en guise de dîner, papotage avec notre voisin (un canadien vivant en Thaïlande depuis 20 ans) et gros dodo. Le lendemain matin, en nous réveillant, nous découvrons les paysages de la campagne qui se réveille elle aussi, les paysans qui partent au travail, bref la douceur de la vie loin de l’agitation urbaine, que cela fait du bien!

Après un rapide passage à l’auberge pour prendre une bonne douche, nous partons flâner dans la vieille ville entourée de ses remparts. L’objectif de la journée est aussi de réserver un trek pour les prochains jours. Et oui, on ne sait pas tenir en place et puis la région est connue pour ses merveilleux treks allant à la découverte des tribus locales.

Le lendemain matin, c’est reparti pour un tour, chaussures de rando, duvet et anti-moustique, nous voilà partis pour 3 jours de rando à travers jungle, champs de choux et bananeraies.
Sauf qu’avant ça, il faut passer par l’arrêt « rando à dos d’éléphant »… Oui bon ça franchement, c’était pas fou. On a surtout été choqués par les conditions de travail des éléphants qui réalisent le petit tour pour touristes à la chaîne et sont ensuite cloitrés et enchaînés dans un petit enclos. On se dit que leur place est plutôt à « gambader » (oui bon molo quand même c’est des éléphants!) dans la jungle environnante… Et pourtant on a choisi un trek différent des circuits classiques proposés par les agences de Chang Mai et des camps d’éléphants qui portent les touristes à la chaine 10h par jour. L’agence nous avait certifié qu’elle possédait son propre camp (ce qui est vrai), mais les conditions des gros animaux n’étaient pas énormément meilleures de notre point vue…

Bref après avoir fait la traditionnelle photo souvenir, nous nous mettons enfin en marche pour la rando. Et là, franchement c’est le pied! D’autant plus que nous avions choisi une agence (Panda Tour) organisant ses treks dans une région reculée à l’écart des circuits des autres agences.

Les paysages traversés sont tantôt de la jungle, tantôt des champs de choux ou encore des palmeraies et « bambooraies » géantes. Nos compagnons de trek sont un frère et une soeur originaires de Nice d’une cinquantaine d’années et deux soeurs canadiennes de 20 ans. Tout ce petit monde suit Chaï, notre guide de 25 ans qui est d’origine birmane et a grandi dans les forêts du nord Thaïlande. Le parcours en soi n’est pas trop dur, malgré quand même quelques montées et descentes un peu abruptes. Mais la vraie difficulté, c’est la chaleur. Il fait vraiment très chaud et l’humidité frôle les 100%! Nous transpirons comme jamais et nous sommes tout poisseux d’un délicat mélange de sueur, crème solaire et anti moustique!
Heureusement des petites pauses au pied de cascades sont prévues pour se rafraichir ainsi que la descente dans la grotte aux chauve souris que Sylvain fuira à toutes jambes au bout de 2 minutes après avoir remarqué que nous étions entourés de dizaines d’énormes araignées…
 
 


Les deux soirées ont été les grands temps forts du trek. Le premier soir, nous étions dans un tout petit village où vivait une famille et plein d’enfants. Nous partagions le campement avec un autre groupe dont le guide était un vrai homme de la jungle et pendant toute la soirée passée autour du feu de camp, son grand jeu était de farfouiller autour de nous pour dégoter des bêtes en tous genres. Au début c’était plutôt sympa avec des phasmes et des mantes religieuses mais en fin de soirée ça s’est terminé par une énorme tarentule et surtout un serpent hyper dangereux vert fluo qui pendait à un arbre. Cette dernière découverte a mis tout le village en pleine agitation et angoisse. Tout le monde s’est donc mobilisé pour le faire tomber de l’arbre, l’attraper et lui couper ses « dents ».
Après toutes ces émotions nous avons sombré dans un sommeil profond malgré un dortoir spartiate: 12 personnes à même le sol dans une vaste hutte en bois.
 
 

La deuxième soirée était beaucoup plus calme, nous n’étions que 5 personnes en tout sur le campement perdu au milieu de la jungle. Ce fut l’occasion d’aider notre guide dans la préparation du dîner au feu de bois et notamment le dessert: le fameux sticky rice au lait de coco traditionnellement cuisiné dans une tige de bambou.
 
 

La récompense du dernier jour est une descente en rafting pour terminer en beauté. Bon, pour les rapides c’était pas vraiment ça mais la descente s’est transformée en bataille d’eau géante entre les différents rafts et on s’est amusés comme des petits fous! ( pas de photos car l’appareil était resté à l’abri bien au sec).

De retour à Chiang Mai, nous passons la dernière journée à se faire une petite tournée des temples et à admirer les décorations préparées pour le Festival de Fleurs qui a justement lieu en ce moment. Eugénie en profite d’ailleurs pour faire quelques photos avec les candidates du concours miss Festival des Fleurs 2015! Pour la dernière soirée, nous assistons à une soirée de boxe thaï, Sylvain en rêvait depuis Bangkok… C’était sympa d’être dans l’ambiance mais les boxeurs étaient tous des petits gamins de 8-12 ans donc bof bof, on aurait préféré des vrais combats d’adultes.
Le lendemain, départ aux aurores direction Sukhothai, bien décidés à en prendre plein les yeux.
 
 

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