Don Khône et les 4000 îles

La fin du voyage approchant, on commençait inévitablement à faire le point de notre voyage, à commencer à faire des podiums de nos endroits préférés, de ceux pour lesquels on serait capables de tout quitter pour y retourner ne serait-ce qu’une semaine…
Et puis voilà, il nous a fallu une atroce journée de bus interminable commencée à Phnom Penh vers 5h du matin où nous avons laissé le reste de la famille L., une nouvelle traversée de frontière à devoir éviter toutes les entourloupes et arnaques et enfin une arrivée sur une île qui n’était en fait pas celle où nous avions réservé et donc une galère de près de 3h dans la nuit pour trouver l’ultime moyen de transport qui nous emmènerait à bon port….

Mais le lendemain matin, quand nous sommes sortis sur la terrasse de notre bungalow, la magie du lieu a opéré… Il se cachait donc ici, l’endroit qui allait nous transporter dans un monde de quiétude absolue. Cet endroit auquel on pensera de retour en France et qui en fermant les yeux nous permettra de nous redonner force et sérénité.

On a choisi de loger sur Don Khône, minuscule île sans voiture qui n’a l’électricité que depuis quelques années… Les routes sont en fait des petits chemins de terre et les habitants s’y déplacent à vélo ou en scooter.
Don Khône est une des principales îles de cette zone du Mekong, à la frontière entre le Laos et le Cambodge, appelée les « 4000 îles ». Bon, on a pas vérifié le nombre mais il y a des îlots partout, parfois de juste quelques centimètres carrés, à peine suffisants pour y accueillir un petit arbuste.
Bien qu’il y ait quelques auberges sur l’île, on a vraiment le sentiment d’être seuls au monde et de vivre au rythme des habitants. On logeait juste en face de l’école primaire et à chaque recréation, les enfants couraient se jeter dans le Mekong où ils y passaient des heures à sauter et jouer dans l’eau!
 


 
Quand nous n’étions pas dans les chaises longues ou le hamac de notre terrasse à apprécier le silence et la douceur de vivre avec en arrière fond le cliquetis de l’eau et les rires des enfants, nous partions en vélo découvrir l’île…
 

 
… Notamment une cascade située au bout de l’île…
 

 
… Nous demandons aussi à un pêcheur local de nous emmener dans sa petite embarcation à la rencontre des dauphins de l’Irrawaddi. Il s’agit d’une espèce en voie critique d’extinction. Il n’en reste qu’une dizaine dans une zone au sud de l’île et quelques autres un peu plus en aval du Mekong à Kratie au Cambodge. Il y en a aussi d’autre dans le fleuve Irrawaddi, au Myanmar, d’où ils tirent leur nom. Une première fois, nous y allons à l’aube mais après près d’une heure d’attente debout sur un îlot au milieu des eaux, nous nous rendons à l’évidence, pas le moindre dauphin à l’horizon. Eugénie y retournera un soir au coucher du soleil et aura beaucoup plus de chance car c’est des groupes de 3 qui passaient de temps à autres laissant dépasser leur nageoire dorsale à la surface de l’eau.
 

 
Nous sommes évidemment restés un peu plus longtemps que prévu dans ce paradis. Nous avons pris le temps de nous poser un peu et avons partagé de chouettes soirées avec les français que nous y avons rencontrés, notamment Fadella et Zohra, les cousines lorraino-cannoises, nos copines de galère du premier soir que l’on salue si elles nous lisent ;-)

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