Phnom Penh, l’ancienne perle de l’Asie

Nous voilà à Phnom Penh, dernière étape cambodgienne pour la famille L. L’ancienne « perle de l’Asie », capitale du royaume, est bien loin de l’image qu’on en faisait d’elle dans les années 20, pendant l’Indochine française.

La première sensation que l’on ressent en arrivant est le trop plein d’énergie. La ville est saturée, grouillante et bruyante, mais pas dans le bon sens du terme, comme peuvent l’être d’autres grandes cités asiatiques à l’instar de Bangkok ou Hanoï. Mais ce ressenti est peut-être exacerbé par la chaleur étouffante et le manque d’air omniprésents lors de notre passage. Car Phnom Penh regorge de surprises, et se promener dans ses rues, que ce soit les longues avenues dessinées par les français bordées de bâtiments coloniaux ou les petites ruelles animées le long des marchés, offre un spectacle saisissant de la vie quotidienne des cambodgiens.

Malgré tout, on a fait de belles visites:

# Tout d’abord déambuler dans la ville permet d’apprécier facilement son atmosphère et son agitation, de profiter pleinement de son architecture, des monuments et bâtiments coloniaux, et de rencontrer ses habitants évidemment!
 

# Le Wat Phnom Daun Penh: C’est une des plus vielles pagodes bouddhistes de Phnom Penh, et c’est d’elle que la ville tire son nom. Elle est située sur une petite colline et est très souvent remplies de dévots venus y chercher chance et protection. Le site est vraiment très joli, et la ferveur des visiteurs envoutante. Seul bémol: les centaines d’oiseaux en cage, libérables contre une petite somme d’argent, et dont l’envol est censé exaucer les prières. Des dizaines de ces pauvres créatures jonchent les alentours de la pagode, mortes de maltraitance.
 

# Le Palais Royal et la pagode d’argent: Attention ici il est interdit d’utiliser un foulard pour se couvrir les épaules: des tee-shirts sont en vente à l’entrée pour les plus dénudé(e)s. Il est composé de plusieurs bâtiments très travaillés, aux colonnes et aux balcons finement sculptés, installés dans de grands jardins fleuris striés de longues galeries. Les constructions de styles Khmers traditionnels sont impressionnantes et le dallage d’argent de la fameuse pagode gravé de fleurs de lys par les français vaut à lui seul le détour. Le magnifique bâtiment Napoléon, édifice coloniale en métal offert par la France en 1876, est malheureusement fermé à cause de sa mauvaise conservation.
 

# Le marché central et le marché russe: Le premier, en forme de croix et au style art déco, se situe en plein centre ville. Le second doit son nom à sa très forte fréquentation de touristes russes dans les années 80. Bazars étouffants aux allées étroites et surchargées de tout ou rien (mais surtout de tout!), on y trouve la même chose que dans la plupart des marchés asiatiques: produits du quotidien, vêtements, alimentation, souvenirs, etc… une zone entière est même consacrée aux pièces détachées de moteurs de scooter. Quoi que vous cherchiez, vous le trouverez sûrement là-bas.
 

# Le musée du génocide Tuol Sleng: Âmes sensibles s’abstenir. Ancien lycée français reconverti en prison de haute sécurité (la tristement célèbre « S-21″) sous le régime de Pol-Pot. C’est un lieu touchant mais éprouvant qui explique par l’exemple les atrocités perpétrées au temps des Khmers Rouges. On a choisi de ne pas mettre de photo, on sait malheureusement tous à quoi ressemble l’horreur.

# En dehors de la ville se trouve l’île de la soie accessible par un petit trajet en bateau sur le fleuve Tonlé Sap. Plus intéressant pour le fait de s’éloigner un peu de la ville que pour la visite en soit. On y découvre sur place le processus de fabrication traditionnel de la soie, depuis l’élevage des vers jusqu’au tissage.
 

En dehors des traditionnelles visites, un des moments que nous (les B.) avons le plus attendu: le restaurant français!! Après plusieurs mois de vadrouille à manger des trucs souvent très bons, exotiques, parfois pas très nets, on rêvait d’un plat bien de chez nous et d’un bon verre de rouge… Et on a été exaucés ;-)
Au programme: steak sauce au bleu, purée de pommes de terre, plateau de fromage, éclair au chocolat… Yummy!
 

Un autre très chouette souvenir: le restaurant New Rega (street 75). Ce petit restaurant de quartier qui ne paie pas de mine a été pour nous une excellente surprise. Jolie déco à l’ombre d’une grande terrasse fleurie par la propriétaire, amoureuse des orchidées (elle possède également une guesthouse et un commerce de fleurs à Sihanoukville). Son mari, un cambodgien octogénaire qui à vécu 100 vies, parle un français parfait et se fera un plaisir de vous raconter le Saint-Germain-des-Prés des années 50 ou encore se targuera (photos à l’appui) d’avoir visiter les temples d’Angkor complètement seul au milieu des tigres… Et pour couronner le tout, la cuisine de son épouse est vraiment délicieuse et le service impeccable.

Et voilà comment se termine la super aventure des L. au Cambodge :-)
Prochaine étape: le Laos!

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